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17ème congrès national de la SACOT
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Discours du président de la SACOT

La SACOT organise, pour la première fois de son histoire, son congrès national à Oran. Quoi  de plus naturel que ce 17ème congrès soit dédié au fondateur de l’école d’orthopédie de l’ouest algérien : le professeur Saad El Hassar.
Docteur en médecine de la faculté de Lille, interne sur concours, chef de clinique à Lille puis à Tours dans le service du professeur Castaing, il rentre en Algérie en janvier 1975.
La structure n’existait pas, l’équipement était primaire. Durant 18 mois, il pratique dans les trois services de chirurgie générale de l’époque.
En 1977, il localise ses activités dans un étage au niveau de la clinique Hamou Boutlelis. Il pratique dans ce service de fortune, d’une capacité de 19 lits, pendant huit ans. Il y développe les activités d’orthopédie froide et continue d’assurer la prise en charge de la traumatologie courante. Dans ce contexte de déséquilibre flagrant de l’offre sur la demande en soins, il met en place le résidanat en
chirurgie orthopédique et assure l’enseignement.
En 1985, enfin, il réussit à récupérer une ancienne structure de type maternité de santé publique pour y créer le
premier service de chirurgie orthopédique de l’ouest Algérien. Il fallait encore œuvrer pour y apporter toutes les transformations normatives spécifiques à l’exercice de la spécialité.
Durant toutes ces années il a fait face à tous les problèmes de la profession. Ils étaient nombreux et quotidiens, de tous les instants. Il serait fastidieux de les citer mais il est aisé d’imaginer la complexité de ceux liés à la mise en place d’une spécialité nouvelle.
En ces temps difficiles il n’avait rien à offrir hormis une volonté de créer : l’idéal était évident, le pari risqué.
Je me félicite d’avoir été le premier à y avoir cru et à le suivre.
Il m’a fait naître à l’orthopédie traumatologie, il a guidé mes premiers pas en 1976 et accompagné jusqu’au professorat en 1993.
Le long chemin parcouru à ses côtés m’autorise à dire que cet hommage public n’est que peude chose par rapport à l’indéfectible reconnaissance qui lui est due.
Que de changements depuis : plus de 150 DESM depuis le premier en 1980, une couverture régionale assurée en spécialistes, plusieurs services de santé publique individualisés à l’échelle régionale, deux autres services hospitalo-universitaires
actuellement formateurs à Sidi Bel Abbes et Tlemcen, un troisième en attente à Oran, sept rangs magistraux, six thèses de doctorat en préparation dont deux au stade de pré soutenance.
Ce bilan ne peut être dissocié de l’œuvre de pionnier du professeur El Hassar.
Ainsi et à ce titre, au nom de l’aîné que je me trouve être aujourd’hui, au nom de tous ceux que vous avez enseignés et formés et au nom des plus jeunes qui n’ont pas eu le privilège de vous côtoyer, mais qui savent maintenant ce qu’ils vous doivent : bravo et merci Monsieur El Hassar.
Actuellement l’orthopédie algérienne évolue dans un contexte différent et diamétralement opposé à  celui qu’ont subi nos maîtres.
La richesse que constitue un potentiel humain d’un millier d’orthopédistes (le travail statistique relatif à la démographie actualisée est en cours de finalisation par le professeur Ziani), l’aisance financière réelle perceptible à travers l’augmentation exponentielle des budgets durant ces dernières années liée au programme politique de santé  laisseraient supposer la promotion et le développement harmonieux de notre spécialité.
Ces indicateurs macro économiques,  au vert,  ont-ils généré les effets positifs que l’on doit normalement retrouver en ce qui nous concerne la maitrise et la normalisation de la prise en charge de la traumatologie d’urgence en tout lieu ainsi que le développement des soins de haut niveau en orthopédie de manière rationnelle et pérenne ? Assurément non. Les situations et faits pour en administrer la preuve sont nombreux.
Nous devons nous organiser pour rentabiliser cette conjoncture favorable pour le bien être des populations dont nous avons la charge et l’avenir de notre profession. Cette organisation passe par la tenue des assises nationales de l’orthopédie qui me tiennent tant à cœur et que nous prévoyons pour 2011.
J’ai demandé à Assia Benhabiles de présider ce congrès, elle a fini par accepter. Ce choix tout à fait justifié eu égard  à ses compétences avérées et ses qualités humaines remarquables nous permet par la même de mettre à l’honneur, dans ce 17ème congrès, l’orthopédie pédiatrique qu’elle pratique et défend depuis plusieurs années et qui devrait occuper plus de place dans nos objectifs de formation et de développement.

A toutes et à tous, je souhaite un excellent congrès 2010 et un excellent séjour à Oran. 

MS. Khaznadar


 
 
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