Monsieur le président, Mesdames et Messieurs, chers amis,
Bienvenue à Oran.
Vous avez accepté d’honorer ce congrès de votre présence, soyez en remerciés.
Partisane et longtemps défenderesse de la nécessité du maintien de l’organisation de notre congrès national au niveau de la capitale Alger, je me surprends à présider sa 17e session à Oran.
Permettez-moi de voir dans ce paradoxe les capacités d’ouverture, de flexibilité et d’adaptation de la SACOT. Présidence, que je sais plus devoir à mes amitiés au sein du bureau, qu’à mes mérites. Bureau de la SACOT, que je remercie tant pour sa confiance que pour son soutien infaillible.
Une « mention » particulière pour Messieurs Khaznadar, Ziani, Benchenouf, ... qui n’ont cessé d’œuvrer pour l’aboutissement de ce congrès. Pour eux, je citerai Khalil Gibran : « C’est peu donner que donner de ce qu’on a .Le véritable don, c’est donner de soi ». Merci.
En fait, si la régularité d’organisation de notre congrès s’est inscrite dans la tradition, l’amélioration de son programme scientifique, la mobilisation de l’ensemble des orthopédistes, l’intéressement et surtout l’implication des jeunes collègues restent insuffisants.
L’exercice dans un environnement parfois hostile et nos questionnements permanents sur la qualité de la formation sont peut être inducteurs de découragement. Fasse que les problèmes et les questionnements qui seront soulevés, au cours de ce congrès, leur transmettre l’enthousiasme du métier, l’envie d’évoluer et de faire mieux.
Le choix délibéré d’un plus grand nombre de conférenciers nationaux n’est pas dicté par un sentiment de nationalisme chauvin et atavique mais par celui impératif que nous devons progresser et trouver nos propres solutions. L’essor de la spécialité et la débauche de matériel mis sur marché confrontés à notre environnement doivent inciter à la prudence mais aussi à l’équilibre. Equilibre entre la nécessité d’évoluer et des choix économiques judicieux. Qui mieux alors que les experts hyperspécialisés peut juger du bon usage du traitement ou de la prescription abusive ? C’est dire que les hyperspécialisations en orthopédie ne sont plus du domaine du souhaitable mais du domaine de l’inexorable. Loin de porter atteinte à l’unité de la spécialité, elles contribuent au contraire à son développement. Les hyperspécialisations imposent le regroupement des moyens et des compétences. Leur efficacité au niveau de l’enseignement a été largement démontrée sous d’autres cieux.
Et loin de toute ambition personnelle, la reconnaissance de l’orthopédie ‘’pédiatrique’’ en Algérie ainsi que la réflexion quant au profil de formation me tient particulièrement à cœur.
Les thèmes de ce congrès à ce titre sont révélateurs : La table ronde d’orthopédie parlera du pied bot varus équin congénital et une séance sera consacrée à L’insuffisance motrice d’origine cérébrale. Quatre conférences aborderont la pathologie de l’enfant.
Rassurez- vous l’adulte n’est pas oublié. Ses pathologies seront abordées dans les huit autres conférences. Le symposium de traumatologie traitera des fractures du pilon tibial et une séance sera consacrée aux luxations du carpe.
Nos amis et invités français, qui malgré la densité de leur emploi du temps, nous font l’honneur de participer à ce congrès : Messieurs G. Finidori, Y. Catonné, P. Liverneaux, JY. Alnot , ne manqueront certainement pas de nous enrichir par leur enseignement et par leurs expériences. Qu’ils en soient cordialement remerciés.
Mes remerciements s’adressent aussi aux conférenciers algériens, aux directeurs de symposium et tables rondes, aux coordonnateurs des séances thématiques ainsi qu’à l’ensemble des communicants. Je n’oublierai pas les membres du comité scientifique et son président Monsieur Bouzitouna qui ont été très efficaces vu les délais impartis, ainsi que les membres du comité d’organisation pour tous leurs efforts.
Je n’oublierai surtout pas de remercier nos sponsors sans qui nous ne pourrions pas être réunis en un si beau site.
Abusant de mon privilège de parole, je ne terminerai pas sans rendre hommage à celui qui dès mon externat a suscité en moi l’engouement pour l’orthopédie: le professeur Y. Guidoum.
Merci à tous les participants et bon congrès.
As. Benhabiles
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